Le débalisage est le fléau qui frappe chaque organisateur de trail ou de course nature. Cet acte de sabotage peut anéantir une organisation en quelques minutes. En terme d’ambiance, c’est la grogne assurée sur la ligne d’arrivée, et en terme de sécurité, c’est le risque de perdre des coureurs ! Qui débalise les circuits ? Pour quelles raisons ? En tant qu’organisateur, comment minimiser les risques de débalisage de circuit le jour de la course ? Cet article est le vôtre, n’hésitez pas à témoigner ou donner vos astuces en commentaires.
Dans le milieu de la course à pied, certains prennent un malin plaisir à détourner des jalons ou arracher des rubalise sur des courses : est-ce l’association officielle des saboteurs de France ? Des promeneurs ? Des chasseurs ? Des courses concurrentes ? Ne perdons pas de temps avec des accusations inutiles, il est évident qu’il faut mettre les moyens pour assurer la sécurité et le bon déroulement de sa course (et ce n’est pas en partant faire la chasse aux sorcières que vous y arriverez). Que ce soit volontaire (on retire un jalon, on décale une barrière) ou involontaire (se promener en forêt et passer sous une rubalise en l’arrachant), ces actes peuvent malheureusement contribuer à perdre l’ensemble des coureurs (et surtout la tête de peloton)
La rubalise se voit bien dans la végétation et, selon la méthode du petit poucet, indique la piste à suivre. Ce type de signalétique ne donne pas de direction à l’avance, elle indique aux coureurs le point vers lequel il doit se diriger : il faut donc accrocher la rubalise de façon à ce qu’elle soit rapidement détectée par le coureur (autant vous dire que ce n’est pas le support le plus efficace pour les trails nocturnes). Pour les courses de nocturnes, pensez au balisage de nuit ! il existe des rubalises réfléchissantes, souvent vendues comme des rouleaux de scotchs phosphorescents : ces signalétiques peuvent être vues de très loin dans l’halo de la lampe frontale.
Le marquage à la bombe de peinture est très compliqué à saboter : par contre, si c’est de la peinture permanente, elle va dégrader l’environnement ! En tant qu’organisateur, faites en sorte de rendre la nature dans le même état qu’elle l’était avant votre course, pensez à utiliser de la peinture temporaire. Les peintures temporaires de couleur ont une durée de vie de 15 à 30 jours, elles disparaissent donc automatiquement quelques semaines après votre course. Pour les trails de nuit, il existe des bombes de peinture phosphorescentes : une fois appliquée, votre marque ressort très bien dans le champs d’éclairage de la lampe frontale portée par le coureur.
Il peut être utilisé par exemple pour fermer des chemins. La poudre de marquage est un équivalent qui existe sur la boutique des organisateurs : disponible en plusieurs couleurs, cette poudre est vendue dans des petits bidons type gourdes : c’est bien plus facile à transporter et à appliquer que de transporter un sac de plâtre dans une brouette !
Le fait de planter des piquets en bois avec des flèches de couleur permet de jalonner de façon très pro son circuit, avec les avantages et inconvénients que cela représente. Une alternative tout aussi efficace consiste à investir dans les piquets de pâture en pplastique : ils sont légers à transporter, impossible à casser, avec une pique en métal pour le planter plus facilement dans le sol (pas besoin de massette)
Quand elles sont utilisées pour canaliser les coureurs ou fermer des rues, les barrières sont très efficaces. On les retrouvent en général en ville, pour le début ou fin de course quand le peloton n’est pas encore étiré.
Plus vous placerez les jalons en avance, et plus vous aurez de chance que ces derniers soient retirés, envolés ou même mangés par les animaux (si si). Nous avons bien conscience qu’on ne peut pas baliser un trail de 30 kilomètres une heure avant le départ, mais arrangez-vous pour attendre le dernier moment.
Comme vous l’avez deviné, il n’y a rien à faire, le risque 0 n’existe pas. Une fois que vous êtes sur la ligne de départ prêt à donner le coup de feu, vous ne pourrez jamais être sûr à 100% qu’un plaisantin n’est pas en train de sévir en forêt ! Il est donc préférable d’avoir conscience de ce risque et prendre les mesures nécessaires avant, plutôt que d’attendre le verdict sur la ligne d’arrivée. Nous avons bien conscience que la difficulté pour un organisateur, c’est de trouver des bénévoles mais c’est en multipliant la présence humaine mobile et fixe que vous minimiserez les risques de sabotage
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6 Comments
Je ne m’imaginais pas que le dé-balisage était si courant. Les gens ont décidément d’étranges manières de passer leur temps!
bonjour
Je fréquente les chemins plusieurs fois par semaine pour mon travail d’accompagnatrice à cheval .
Le balisage à la bombe est un réel fléau que vous semblez très sous estimer. Certain sentiers ressemblent exactement à votre photo d’illustration (surtout à partir du mois de mai). C’est un désolement pour les yeux de voir la nature transformée par vos balisages fluo agressifs. Les marquages de vos bombes de peinture non permanente restent visibles du printemps jusqu’à la fin de l’hiver et au printemps rebelote…. La réglementation vous oblige à retirer vos marques dans la semaine mais ça n’est jamais fait. (Ce qui explique la croissance des débalisages sauvages : l’irrespect ne provoquant que de l’irrespect en retour) Est ce que cela représente trop d’efforts? C’est étonnant car vous êtes de très grands sportifs au regard des chronos que vous aimez montrer sur le net….. Allez les gars un petit tour de plus pour le nettoyage ça serait cool. Les chemins ne vous appartiennent pas ce ne sont pas des territoires à conquérir : pas la peine de les tagger comme des murs de banlieues !!!
Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec Annick, ne croyez pas que les “débaliseurs” soient des emmerdeur qui n’ont rien d’autre à fouttre, cet article est très interessant, il n’y est pas mentionné la méthode la plus courante et la plus abjecte qui est d’agrafer des morceaux de plastique réfléchissants sur les arbres (ou les herbes ce qui est idiot puisqu’une herbe peut très bien est tombée le jour de la course) il est pourtant bien connu que la pollution aux micro plastiques est mondiale, un arbre ça se décompose les eaux vont aux rivières puis aux océans, les continents de plastique ne se font pas tout seuls. Par ailleurs la nature est défigurée avec vos signaux artificiels, les agrafes sont dangereuses pour la faune, réfléchissez aux conséquences de vos actes, et je précise que je suis traileur mais ne participe plus à aucune compétition pour ces raisons.
Bonjour Laurent, entièrement d’accord avec toi sur les responsabilités de l’organisateur ! Quand on balise, on débalise, on laisse la nature en l’état. Je ne suis pas autant radical car je pense sincèrement qu’on peut passer et remettre comme c’était, voire même plus propre ! Combien d’organisateurs me disent qu’ils mettent un point d’honneur à rendre la nature plus propre, que le fait de baliser et débaliser est aussi un moyen de nettoyer.
+1 avec toi, les agrafes ça doit être banni !!!
Merci, je suis ravi de lire ce commentaire. Ici dans les hauts de France les organisateurs du trail des îles d’Hénin Beaumont, du trail nocturne de la ville de Harnes et certainement beaucoup d’autres encore n’ont aucun scrupule à agrafer les badges réfléchissants touts les 10 mètres sur n’importe quel végétal. Sans doute une question de culture, quand on vit dans une région de réputation moche, on s’en fout d’ailleurs c’est à se demander si ces gens la voient, la nature, quand ils courent, c’est une des multiples raisons qui m’ont fait quitter la compète, sans regret.
La je ne peux pas te laisser dire ça, je suis aussi des Hauts de France, d’ailleurs nous travaillons principalement avec des orgas des HDF. C’est une très belle région, pas forcément la plus sexy pour le trail mais ça n’excuse de toute façon pas le débalisage ou le manque de respect 🙂
A bientôt